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Le coach en communication politique, Cheikh Tidiane Sow, n’est pas convaincu de la médiation de Macky Sall sur le conflit Russo-Ukrainien. Joint au téléphone par nos confrères d’Iradio, ce dernier parle plutôt de déplacements politiques ou  de logistique. « Le but visé n’est pas seulement de réussir, le but visé, c’est plus de rentrer dans le cadre d’une façon symbolique qu’autre chose ».
 
Selon lui, l’Afrique  a  aussi son mot à dire sur « cette guerre dont elle subit les conséquences plus que tout autre continent ».  « Alors est ce qu’il y a un espoir pour que notre voix soit entendue ?, non je ne le pense pas », s’est-il interrogé.
Par conséquent, le politiste accorde le bénéfice du doute mais pour lui, le stade de négociation est largement dépassé. « A moins que la Russie ne prenne comme alibi de stopper la guerre parce qu’elle aurait pris les moyens de la faire et donc il pourrait prendre comme alibi les demandes diverses de cessez-le-feu ou de négocier mais je ne vois  vraiment pas un espoir d’intervention et   un impact », souligne-t-il.
 
L’Afrique, dit-il, est loin de vouloir résoudre cette guerre mais cherche plutôt son intérêt en termes de dépendance sur  les deux pays producteurs de produits de grande consommation_ le blé dont  le continent est fortement tributaire. « Ça peut paraitre cynique de le dire maintenant. La seule chose qui nous intéresse nous autres, c’est comme je disais tantôt, les pays pauvres sont ceux qui sont vraiment les plus touchés et aujourd’hui nous voyons l’inflation sur les produits notamment sur le blé et ce serait un axe aussi de négociation », a-t-il fait savoir.
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