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Hier jeudi lors de sa conférence de presse, le procureur de la République a annoncé que l’enquête sur la mort de François Mancabou sera confiée à la Direction des investigations criminelles (DIC). Une décision vivement dénoncée et critiquée par les organisations de la société civile.

 


 

Trois organisations de défense des Droits de l’Homme, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) et Amnesty international Sénégal (AIS) ont exigé, l’ouverture d’une enquête indépendante pour élucider le décès en détention de François Mancabou, jeudi 14 juillet 2022. Dans un communiqué, elles rappellent « aux autorités sénégalaises que la Convention des Nations Unies contre la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, fait obligation aux Etats parties d’ouvrir sans délai une enquête indépendante et impartiale en cas d’allégation de torture »

Ainsi, les trois ONG « exigent l’ouverture d’une enquête indépendante pour faire la lumière sur les réelles circonstances du décès de François Mancabou » et « demandent au procureur général de la République d’ordonner rapidement l’autopsie ». Selon les signataires, Seydi Gassama, Alassane Seck et Sadikh Niass, François Mancabou “aurait déclaré à ses proches avoir subi des actes de torture et de mauvais traitements”. “Sa famille comme ses avocats avaient demandé l’assistance du médecin de famille mais les autorités policières et médicales ont opposé de nombreux obstacles à cette demande”, ajout

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