Le collectif Dundal PS est monté au créneau pour répondre aux accusations portées par Abdoulaye Gallo Diao, qui avait assimilé cette initiative à une organisation parallèle au Parti socialiste (PS). Dans une déclaration argumentée, les signataires du manifeste fondateur affirment que leur démarche s’inscrit exclusivement dans le cadre du Parti socialiste et vise à contribuer à sa renaissance.
Selon les responsables de Dundal PS, leur initiative ne constitue ni un mouvement politique autonome, ni une structure concurrente du PS. Ils rappellent que le comité est composé exclusivement de militants et de responsables du Parti socialiste, parmi lesquels figurent des membres du Bureau politique, du Secrétariat exécutif national, des secrétaires généraux d’unions et de coordinations, d’anciens ministres, des élus locaux ainsi que plusieurs responsables nationaux.
Leur objectif, précisent-ils, est d’établir un diagnostic lucide de la situation actuelle du Parti et de proposer des réformes destinées à préserver son avenir. Dès lors, considèrent-ils, assimiler Dundal PS à une organisation politique distincte relèverait soit d’une méconnaissance de la réalité, soit d’une volonté de manipulation.
Les initiateurs du mouvement contestent également l’interprétation des textes du Parti avancée par Abdoulaye Gallo Diao. Ils estiment notamment que l’article 7 des statuts, invoqué pour justifier une éventuelle exclusion, ne peut s’appliquer à leur situation. Cet article concerne, selon eux, l’appartenance à une autre organisation politique ou à des groupements à caractère ethnique, régional ou religieux.
Or, soulignent-ils, Dundal PS ne dispose d’aucune existence juridique propre, ne porte aucun programme politique distinct de celui du Parti socialiste, ne présente aucune candidature concurrente et ne possède aucune structure de direction parallèle. Il s’agirait simplement d’un cadre de réflexion interne permettant à des militants socialistes d’exercer leur droit d’analyse et de proposition face à ce qu’ils qualifient de déclin du Parti.
Les signataires soutiennent également qu’aucune disposition statutaire ne permet de qualifier leur démarche de faute disciplinaire. Ils rappellent que les textes internes du Parti reconnaissent aux militants le droit de participer à la vie de l’organisation par leurs avis, leurs suggestions et leurs contributions. Selon eux, aucun article n’interdit à des militants de se réunir, de publier un manifeste ou de proposer des réformes.
Pour les responsables de Dundal PS, les accusations d’« auto-exclusion » relèvent davantage d’une construction politique que d’une réalité juridique. Ils rappellent qu’une exclusion ne peut résulter d’une simple déclaration publique ou d’une appréciation personnelle, mais doit respecter des procédures clairement définies ainsi que les droits de la défense.
Au-delà de cette controverse, les initiateurs du manifeste estiment que le véritable débat porte sur la situation actuelle du Parti socialiste. Ils évoquent un affaiblissement organisationnel progressif, un recul électoral, un effacement dans le débat public ainsi que les retards enregistrés dans la tenue du congrès du Parti.
« Aimer son Parti, ce n’est pas se taire lorsqu’il est en difficulté », soutiennent-ils, considérant que la fidélité politique implique parfois d’alerter sur les dysfonctionnements plutôt que de les ignorer. Ils présentent ainsi Dundal PS comme une démarche de responsabilité visant à contribuer au redressement de la formation socialiste.
Le texte s’en prend également à Abdoulaye Gallo Diao, dont les auteurs rappellent qu’il s’est lui-même éloigné du Parti. Ils estiment qu’il est mal placé pour remettre en cause la loyauté de militants qui, selon eux, sont restés engagés dans les moments difficiles.
Les signataires expriment par ailleurs leur surprise face à l’implication de Louis Ciss, ancien professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, dont ils disent avoir toujours respecté le parcours et la rigueur intellectuelle. Ils regrettent particulièrement qu’il ait relayé publiquement un texte appelant à leur exclusion sans fondement juridique avéré, estimant qu’une telle démarche peut être interprétée comme une adhésion à son contenu.
Réaffirmant leur attachement au Parti socialiste, les responsables de Dundal PS assurent qu’ils demeurent pleinement engagés dans le combat pour sa renaissance. Ils rejettent toute intention de quitter la formation politique et soutiennent que leur initiative vise non pas à diviser, mais à sauvegarder l’héritage et l’avenir du Parti.
Pour eux, le choix auquel fait face aujourd’hui le Parti socialiste est clair : faire taire les voix critiques ou ouvrir le débat pour préparer sa renaissance. « Nous avons choisi de sauver le Parti », concluent-ils.





























