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C’est au total 50 tonnes de ciment, 1000 tôles en zinc, 400 tiges de rôniers, 5 toilettes mobiles et du fer mis à la disposition des populations de Mahmouda dans la commune de Niassya tentées par le retour au niveau de leur terroir, après avoir abandonné celui-ci pendant une trentaine d’années environ. La remise de matériel livré par le PUMA a eu lieu devant la gouvernance en présence du Chef de village de de Mahmouda, du sous-préfet de Niassya et du Gouverneur de Ziguinchor.

De l’avis de la Secrétaire générale du ministère du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale Virginie Rachelle Coly, cet appui vise à aider au retour des populations de Mahmouda. « Du fait du conflit que nous connaissons, ces populations se sont déplacées, mais aujourd’hui, avec la sécurisation et le retour de la paix, ces populations commencent à revenir dans leurs villages d’origine et le PUMA s’est inscrit dans l’accompagnement de ces populations à leur retour, ainsi qu’à leur installation dans leurs villages d’origine », réagit ainsi Mme Coly.

Après le village de Mbissine, c’est au tour du village de Mahmouda de recevoir un appui en faveur du retour des populations déplacées, rappelle Virginie Rachelle Coly.

Un appui très bien accueilli par le Chef de village de Mahmouda qui a exprimé tout sa satisfaction à l’endroit des autorités, surtout à la coordination du PUMA, le Coordonnateur et son équipe et le ministère de tutelle du dit programme. « C’était comme un rêve pour nous, l’on se demandait si nous allions avoir ce matériel que nous a été promis, mais dès notre arrivé aujourd’hui ici, lorsque nous avons vu les camions disposés, je me suis dit c’est du vrai. Nous souhaitons et prions que cela puisse continuer et aller de l’avant, pour nous accompagner, nous qui avons l’intention et le désir de rentrer » dit-il. Famara de revenir sur les difficultés qu’il vivait avant d’envisager son retour au bercail. « Ça fait trente ans cette année qu’on a fui et abandonné notre maison et tous nos biens, en train de vadrouiller de gauche à droite à Ziguinchor. Un jour l’on est à Kandialang, un autre à Lyndiane entouré des enfants qui ne peuvent poursuivre leurs études, parce qu’on n’a rien. Beaucoup de nos enfants ont interrompu ainsi leurs études, maintenant tout cela est ea conjuguer au passé, car Dieu nous a gratifié de toutes ces bonnes choses, ce matériel que nous avons présentement sous les yeux. Nous prions que notre retour se passe dans d’excellentes conditions et que le bon  Dieu nous aide à ce que nous allions de l’avant », prie-t-il.

Le chef de village de Mahmiuda souhaite que ce climat de sécurité qui s’instaure peu à peu continue pour que la paix règne enfin définitivement en Casamance.

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