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Remplacement de Niasse à la tête de l’Assemblée : Macky soupçonné de travailler pour installer son frère Aliou Sall

La défaite à Guédiawaye de la coalition Benno bokk yakaar lors des dernières Locales, ne douche pas les ardeurs de Macky Sall, qui a encore misé sur Aliou pour les élections à la députation. Si le petit frère gagne à Guédiawaye et que Benno sort victorieuse du scrutin, Aliou sera coaché pour remplacer Moustapha Niasse à la tête de l’Assemblée.



Aliou Sall n’est pas fait candidat de Benno pour Guédiawaye aux législatives du 31 juillet prochain pour être un simple député. Mais, pour être propulsé à la tête de la Représentation nationale.

Défait par la coalition Yewwi, amenée par le journaliste Ahmeth Aïdara, Aliou Sall est coachée par son frère, le Président Sall, pour revenir aux affaires. Libre de toute fonction depuis qu’il a perdu la mairie de Guédiawaye, et par conséquent, le fauteuil de président de l’Association des maires du Sénégal, Aliou Sall est le candidat de son frère pour prendre le relais de Moustapha Niasse à l’Assemblée nationale.

En tout cas, on a appris que si Aliou parvient à faire triompher Benno aux législatives et que sa coalition sort majoritaire de ces joutes, il sera mis au- devant pour succéder à Moustapha Niasse, qui n’est pas candidat aux prochaines législatives. La tâche ne s’avère pas facile au frère du Président Sall, qui aura en face de lui des adversaires qui ne lui feront pas de cadeaux à ces élections.

Pour rappel, les élections locales du 23 janvier dernier, avaient été marquées par une défaite de la coalition Benno bokk yakaar dans plusieurs grandes villes du pays dont la capitale Dakar. La ville de Guédiawaye qui a toujours été une forteresse imprenable du camp au pouvoir depuis la seconde alternance, est tombée dans l’escarcelle de l’opposition qui va tout faire pour la garder aussi longtemps que possible.

Le scrutin des législatives de juillet prochain est organisé pour le choix des membres qui vont composer l’Assemblée nationale pendant les cinq prochaines années. L’Institution est actuellement dominée par la coalition au pouvoir, mais avec ce qui s’est passé avec les Locales et les risques de répétition des votes-sanction, la coalition au pouvoir ne part à ces joutes sans souci.

À la date d’hier et sans tenir compte des parrainages, 25 coalitions ont déposé leur caution pour participer à l’élection. La caution est fixée à quinze millions (15.000.000) Cfa.

Cette caution doit être déposée au niveau de la Caisse de dépôt et de consignation au nom d’un parti politique légalement constitué, d’une coalition de partis politiques légalement constitués ou d’une entité regroupant des personnes indépendantes.

Avant 2017, la participation à une élection législative n’était pas sujette au dépôt d’une caution. Mais c’est pour éviter une pléthore de listes, comme en 2017, que l’État a institué la caution et le parrainage.

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