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Au regard des nouvelles opportunités offertes par la découverte et l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz, le Syndicat unique et démocratique des travailleurs de l’énergie (Sudeten) a tenu à se prononcer sur l’avenir de la Senelec.



« Le contexte actuel de la Senelec nous interpelle en tant que travailleurs et nous oblige à s’interroger sur son modèle de gouvernance, ses orientations et options stratégiques », ont dit ses membres.

Ils se sont aussi demandé dans leurs doléances de la célébration du travail, la place et le rôle réservés aux travailleurs dans les nouvelles politiques énergétiques dont les énergies renouvelables, la restructuration de la Senelec ou encore les nouvelles réformes concernant tout le secteur de l’énergie avec le nouveau code de l’électricité.

Pour le secrétaire général, Al Hassane Ba: « on s’interroge légitimement pourquoi les autorités devraient persister dans leurs projets de déstructurer le sous-secteur de l’électricité si stratégique pour le développement économique et social de notre pays ».

Et de poursuivre : « les Sénégalais espéraient avec ces nouvelles opportunités que l’Etat allait renforcer la Senelec pour pérenniser notre souveraineté énergétique face à l’appétit vorace des entreprises multinationales et des oligarchies financières de tous bords ».

Pour le syndicat, il est urgent qu’on l’éclaire davantage sur ces questions. « En tant que partie prenante, nous devrons peser sur les choix et décisions pour que l’intérêt des travailleurs portant sur le maintien de l’emploi, l’accroissement du pouvoir d’achat, le développement des compétences et carrières soient une réalité dans la future Senelec », a-t-il laissé entendre.

Toutefois, face à ces craintes sur le devenir de la Senelec, le Sudeten fait le plaidoyer pour l’intégrité et la souveraineté de Senelec, pour une énergie durable, de qualité accessible à tous et à moindre coût, pour la représentation des travailleurs dans les organes de décision stratégiques mais aussi pour l’ouverture du capital aux travailleurs.

« La situation du personnel de la production est plus que préoccupante avec la mise en service des postes électriques de Tambacounda, Kolda, Ziguinchor et du réseau interconnecté 225 KV, l’arrêt et l’extinction des centrales régionales de Production et la prolifération des IPP. Deux autres affaires continuent de polluer la vie normale de l’entreprise : il s’agit des saisies conservatoires récurrentes sur les comptes de Senelec par des sociétés comme Itoc, Akilee».

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