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Avoir un mouton pour célébrer la Tabaski est le principal souci de chaque chef de famille, à l’approche de la fête. Le Sénégalais achète son mouton sur le marché approvisionné pour l’occasion. Peu sont ceux qui appliquent les conseils vétérinaires pendant le choix de la bête.

 

 

Pourtant, la préoccupation doit  se trouver au niveau de la santé de l’animal à abattre et à consommer. C’est dans ce cadre que Médoune Badiane, médecin-vétérinaire au ministère de l’Élevage et des Productions animales et le docteur  Farah Kesri vétérinaire et éthologue prodiguent leurs conseils.
C’est une véritable mission pour le chef de famille. La recherche du mouton idéal pour la fête du Sacrifice, qui est connue sous le nom de Tabaski, doit être une affaire primordiale chez le musulman soucieux de sa santé et de celle de sa famille.

Médoune Badiane, médecin-vétérinaire au ministère de l’Élevage et des Productions animales, affirme de prime abord que le mouton ne doit pas être maigre ; il doit être un mâle entier et pas castré ; être âgé d’au moins un an, dépourvu de maladie et en bon état. Le Dr Badiane affirme qu’il ne doit pas avoir une boiterie manifeste ; les oreilles où les membres ne doivent pas être coupés.

Donc, avant l’achat, il est nécessaire de bien examiner l’animal pour s’assurer de sa bonne santé. « Vous devez l’observer de loin, voir comment il se tient, comment il est sur quatre pattes. Vous devez aussi vous assurer qu’il soit bien sur ses aplombs ».

Attention aux maladies

En observant la démarche du mouton, vous pourrez repérer d’éventuelles maladies. Si l’animal boite, cela peut être le signe d’une maladie chronique telle que la fièvre aphteuse. C’est une maladie virale contagieuse sans danger pour l’homme, mais qui baisse la valeur économique de l’animal. La contamination humaine est rare. Méfiez-vous aussi si l’animal titube ou s’il tourne en rond ; cela peut être un cas de listériose. C’est une maladie bactérienne qui atteint le système nerveux et elle est transmissible à l’homme. Chez les femmes enceintes, elle provoque notamment de fausses couches.  Attention aussi, si vous voyez un mouton qui a la goutte au nez ! Une rhinite (un rhume) peut être le signe d’une maladie parasitaire comme la myiase ovine (c’est-à-dire la présence de larves dans son corps). Elle est due aux larves d’une mouche tueuse.

Un examen clinique

Une fois que vous avez analysé la démarche du mouton qui vous intéresse, il est recommandé de s’en approcher pour le palper au niveau de ses côtes. Cela vous permettra de savoir s’il est gonflé avec de l’eau ou si son poids est naturel.

Mais si vous sentez trop les côtes de l’animal au moment de le palper, c’est qu’il est chétif. « Cela peut aussi signifier que le mouton n’est pas en bonne santé ou qu’il a une maladie parasitaire qui traîne depuis longtemps », précise la Dr Kesri. Si vous avez l’impression qu’il est trop gras, cela n’est pas bon pour votre cholestérol.

L’âge est précieux

Toujours selon la Dr Kesri, « il vaut mieux prendre un animal qui ne soit ni trop jeune ni trop vieux ».  Pour identifier l’âge du mouton, il faut notamment observer sa dentition. « S’il n’a que de petites dents, c’est qu’il s’agit de dents de lait et qu’il a moins d’un an. Si les deux premières incisives sont apparues, c’est qu’il a déjà un an. Et, enfin, s’il a quatre incisives, c’est qu’il est trop vieux ».

Rappelons que l’âge d’abattage est situé entre 6 mois et 2 ans maximum. Mais il est préférable que le mouton n’ait pas plus d’un an pour que sa viande soit bien tendre.

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