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L’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM), à l’issue d’un atelier de diffusion et de partage organisé hier, vendredi 6 mai 2022, par le Cadre National des Services Climatologiques (CNSC) qu’elle coordonne, a fait connaître les prévisions dans de nombreux domaines pour la prochaine saison des pluies.



Sur la base d’études des impacts potentiels pour les secteurs (agricole, hydraulique, élevage) en fonction des résultats de la prévision saisonnière de précipitations, l’agence propose des mesures de préparation et d’intervention au niveau sectoriel afin de mieux gérer la période pluvieuse. De ce fait, des recommandations sont faites par secteur pour augmenter la productivité et limiter les dégâts

Comme chaque année en période pré-hivernage, le Cadre National des Services Climatologiques (CNSC) coordonné par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM), établi des prévisions sur fond d’études d’impacts pour chaque secteur.

Ces prévisions ont été présentées hier, vendredi 6 mai 2022, lors d’un atelier en ligne de diffusion et de partage de la «prévision saisonnière des précipitations au Sénégal et des écoulements des bassins pour l’hivernage 2022». Ainsi pour l’année 2022, des directives claires ont été donnée sur les gestes à adopter dans les domaines de l’élevage, l’agriculture et la sécurité alimentaire mais aussi en matière de gestion des ressources en eau.

Ressources en eau : ces potentiels impacts positifs

Pour ce dernier secteur, les potentiels impacts positifs seront des crues favorables à la culture de décrue et à l’irrigation ainsi qu’un remplissage des mares pour l’abreuvage de la faune. Par conséquent il faudra, comme mesures de préparation, une sensibilisation auprès des potentiels impactés et autorités dans les bassins, une large diffusion des bulletins d’alerte crues pour l’ensemble des bassins sans omettre de renforcer la sensibilisation sur l’usage du plan d’alerte dans le bassin du fleuve Sénégal.

Il est à craindre, cependant, des débordements de cours d’eau et des inondations dans les localités riveraines des cours d’eau. C’est pourquoi, sur le plan des recommandations, le CNSC exhorte à une amélioration des mécanismes de stockage et de valorisation des excédents d’eau au profit de l’agriculture et de l’industrie ; une multiplication des bassins de rétention pour stocker et favoriser la recharge des nappes ; pareil qu’une mise à jour régulière des prévisions saisonnières

Agriculture et sécurité alimentaire : les prévisions plus ou moins préoccupantes

Dans le deuxième volet qui est celui de l’agriculture et la sécurité alimentaire, les prévisions sont plus ou moins préoccupantes. En effet, s’il est prévu un fonctionnement correct des marchés (innascibilité, faible affluence des acteurs, faiblesse des offres dans les milieux ruraux, faible rythme des transferts vers les marchés urbains), il faudra s’attendre en revanche à une baisse de la production sur la partie sud-est du pays, (recourir à une variétés à cycle court), baisse de la production pour les cultures non tolérantes à l’inondation (un drainage avec l’aide de l’Etat, cultures tolérantes à l’inondation), des risques d’enherbement des cultures mais aussi des risques d’infestation des cultures.

Et, pour prendre des mesures d’avant-garde, il suffira d’une disposition pour constituer des stocks, anticiper sur la disponibilité.

Aussi préconise-t-on des variétés à cycle court, drainage avec l’aide de l’Etat, cultures tolérantes à l’inondation ; des matériels de séchage, simulation avec des outils SIG pour identifier les zones à risque d’inondations ; une prospection et une mise en place de pesticides (avec la Direction de la protection des végétaux (DPV).

Elevage : tout se joue sur des probabilités, mais…

Quant au dernier secteur concerné, l’élevage, aucune affirmation exacte n’est à identifier, tout se joue sur des probabilités. Donc il sera nécessaire d’adopter, comme mesures d’intervention, un accompagnement des éleveurs pour embotter l’herbe, une programmation de campagne de vaccination et surtout définir des couloirs de transhumance pour permettre aux éleveurs de remonter vers le Nord en évitant les terres arables.

Car, selon le CNSC, une probable installation de la végétation est à attendre, de probables cas de maladie de zoo sanitaires, remplissage des mares pour abreuver le bétail de même qu’une occupation précoce des champs à cause des semis, vu l’installation précoce de l’hivernage. In extenso, il est indispensable de faire parvenir aux éleveurs les informations climatiques surtout intra saisonnière, bien suivre le niveau d’évolution des mares et éviter leur intoxication par les produits phytosanitaires, recommande-t-on.

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