Le dossier des revendications des enseignants demeure complexe et continue d’occuper une place importante sur la table du président Bassirou Diomaye Faye. Réunis vendredi au sein du G7, les syndicats les plus représentatifs ont échangé avec les autorités du ministère de l’Éducation nationale dans le cadre de l’évaluation des accords déjà conclus. Malgré quelques avancées enregistrées, de nombreuses revendications restent non satisfaites, maintenant un climat de tension persistant.
Les syndicats ont notamment salué la décision du gouvernement d’étendre les indemnités de logement à l’ensemble des agents de l’État. Une mesure jugée positive, mais insuffisante pour entraîner la levée du mot d’ordre de grève. Plusieurs points clés demeurent en suspens, parmi lesquels la situation des enseignants décisionnaires, le relèvement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans, les lenteurs dans le traitement des actes administratifs ainsi que la révision du statut des écoles sénégalaises en Gambie. Autant de questions qui relèvent directement de l’arbitrage du chef de l’État et dépassent les compétences du seul ministère.
Hamidou Diédhiou, secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal et membre du G7, a réaffirmé que les avancées constatées ne suffisent pas à répondre aux attentes du corps enseignant, justifiant ainsi le maintien de la grève tant que des réponses concrètes ne seront pas apportées à l’ensemble des revendications.
De son côté, la secrétaire générale du ministère de l’Éducation nationale, Khady Diop Mbodji, a rappelé les efforts déjà engagés par le gouvernement et appelé à une suspension provisoire de la grève. Elle a toutefois reconnu que certaines revendications nécessitent une décision directe du président Bassirou Diomaye Faye.
Le ministère a assuré qu’il transmettrait l’intégralité des préoccupations au chef de l’État et qu’il mobiliserait les autres départements concernés afin d’aboutir à des solutions durables dans les meilleurs délais. En attendant, le dossier reste entre les mains du président, seul habilité à débloquer une situation devenue centrale dans le climat social du pays.
Les syndicats, pour leur part, maintiennent la pression et poursuivent l’évaluation de la mobilisation ainsi que des réponses de l’État. Ils conditionnent toute suspension du mot d’ordre de grève à une implication effective du président Bassirou Diomaye Faye, dont l’intervention est désormais perçue comme déterminante pour apaiser la crise sociale qui secoue le secteur de l’éducation.











































