La revue du projet d’examen du budget du ministère de l’intérieur est passé hier à l’hémicycle dans un contexte social très connexe avec beaucoup de tensions.


Ces tensions, en raison de «nouveaux enjeux et défis liés à l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz au Sénégal», selon le ministre chargé de ce secteur, Antoine Diome. Les autorisations d’engagement du département ministériel chargé notamment de la sécurité publique s’élèvent à 310 milliards 847 millions 702 mille 659 francs CFA, soit une hausse de plus de 148 milliards francs CFA, selon un rapport de l’Assemblée nationale. Le même document affirme que le montant des crédits de paiement dudit ministère est de 180 milliards 246 millions 552 mille 326 francs CFA. Selon un rapport de la commission des lois à l’Assemblée nationale, le budget prévu pour le ministère de l’Intérieur est réparti en sept rubriques : le pilotage, la gestion et la coordination administrative, la sécurité publique, la sécurité civile, l’administration territoriale, la gouvernance électorale, le fonds dédié à lutte contre les incendies et le compte de commerce de police. Il a été élaboré et examiné «dans un contexte sécuritaire complexe, corrélé aux nouveaux enjeux et défis liés à l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz au Sénégal», a souligné M. Diome. Nous rapporte le vrai journal.

«Un environnement géopolitique sous-régional mouvementé» L’exploitation du pétrole et du gaz découverts au Sénégal depuis plusieurs années va démarrer l’année prochaine, selon les autorités du pays. Le ministère de l’Intérieur et les députés planchent sur le budget 2023 de la sécurité publique à un moment où l’Afrique de l’Ouest est confrontée à «un environnement géopolitique sous-régional mouvementé», a souligné Antoine Diome. Il fait allusion à l’instabilité de certains pays de la région, où sont survenus plusieurs coups d’Etat et attaques djihadistes. «Dans le souci de faire face à l’ensemble des défis, le ministère de l’Intérieur entend poursuivre ses efforts de recrutement, de dotation en matériel et, surtout, renforcer ses capacités de lutte antiterroriste, de lutte contre la drogue et la criminalité», a assuré M. Diome. La sécurité de proximité, la protection civile, la réforme de l’administration territoriale et la «construction de la citoyenneté» font partie de ses priorités, a-t-il dit.