Sous l’égide directe des États-Unis, une rencontre ultra-confidentielle doit réunir ce week-end à Madrid le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario. Cette initiative diplomatique inédite pourrait marquer le véritable point de départ de négociations substantielles sur l’avenir du Sahara occidental.

C’est dans les salons discrets de l’ambassade américaine à Madrid, loin des micros, des déclarations officielles et des postures publiques, que doit se tenir cette rencontre présentée officiellement comme une simple « réunion technique ». Selon plusieurs sources proches du dossier, il s’agit en réalité d’un conclave stratégique destiné à aborder de manière concrète et approfondie les perspectives de règlement du conflit.

Ce format restreint et confidentiel témoigne d’une volonté de rompre avec les cadres habituels, souvent marqués par des positions figées et une forte exposition médiatique. Le dossier du Sahara occidental semble ainsi entrer dans une nouvelle phase, caractérisée par davantage de discrétion, mais aussi par une approche plus pragmatique et résolument stratégique, sous l’impulsion de Washington.

Si elle se confirme, cette dynamique pourrait ouvrir une séquence diplomatique décisive, après des années d’impasse, en replaçant les principaux acteurs autour d’une même table dans un contexte inédit. Avec Jeune Afrique