Emmanuel Macron réunit ce jeudi matin 22 juillet un conseil de défense « exceptionnel dédié à l’affaire Pegasus et à la question de la cybersécurité », a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Deux jours après avoir appris que le téléphone portable d’Emmanuel Macron aurait été espionné via le système Pegasus, le chef de l’État réunit ce jeudi matin 22 juillet un conseil de défense « exceptionnel » dédié à cette affaire et à « la question de la cybersécurité », a annoncé Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement.

« Le président de la République suit au plus près ce dossier et prend cette affaire très au sérieux », a-t-il souligné chez nos confrères de France Inter, en rappelant que la France poursuivait ses investigations après les révélations sur la présence des téléphones d’Emmanuel Macron parmi les cibles potentielles du logiciel espion. 

Mardi, on apprenait en effet que le chef de l’État et des membres du gouvernement figurent sur la liste des cibles potentielles du logiciel Pegasus, utilisé par certains États pour espionner des personnalités. Le Monde et Radio France, qui font partie du consortium de 17 médias ayant eu accès à cette liste obtenue par le réseau de journalistes Forbidden Stories et l’ONG Amnesty International, ont révélé que ces numéros, dont celui de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe et de 14 membres du gouvernement, figurent « dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l’État marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage ».  

Selon cette vaste enquête, des journalistes, des hommes politiques, ou encore des activistes ont été espionnés à travers le monde par le Maroc à l’aide de Pegasus. Toutefois, le royaume chérifien conteste son implication dans cette affaire d’espionnage.