Le procès des 18 supporters sénégalais arrêtés au Maroc lors de la finale de la CAN, disputée le 18 janvier dernier, doit se tenir ce jeudi 12 février. Toutefois, l’audience demeure incertaine en raison de la grève des avocats marocains, prolongeant l’angoisse des familles.
Envoyé à Rabat par la Fédération sénégalaise de football et son président Abdoulaye Fall, Bacary Cissé suit le dossier aux côtés du président du 12e Gaïndé, Seydina Issa Laye Diop. Sur place, la situation est jugée préoccupante.
À ce jour, l’incertitude reste totale, d’autant que les 18 supporters détenus depuis la finale ne sont pas assurés d’être jugés ce jeudi 12 février en raison de la poursuite du mouvement de grève. Bacary Cissé l’a confié à la RFM, soulignant que l’absence des avocats empêche toute comparution, sauf si les détenus en font eux-mêmes la demande, une éventualité peu probable.
Leur avocat, Me Kabou, rencontre d’importantes difficultés pour entrer en contact avec eux, ce qui complique davantage la procédure et retarde toute avancée significative.
Selon les dernières informations, les 18 Sénégalais sont répartis dans deux établissements pénitentiaires distincts. Par mesure de précaution, ils ne partageraient pas les mêmes couloirs que les détenus marocains.
Les communications sont strictement encadrées. Les détenus ne peuvent téléphoner que les lundis et vendredis pour une durée limitée à trois minutes et doivent s’exprimer exclusivement en français, une restriction dénoncée par Bacary Cissé.
L’accès aux prisonniers reste également très limité. Seules les autorités diplomatiques sénégalaises sont habilitées à entrer en contact avec eux. Les proches et les représentants éprouvent de grandes difficultés pour leur rendre visite et doivent fournir des preuves de lien de parenté, notamment des extraits de naissance, sous peine de se voir refuser l’accès.
Dans ce contexte tendu, Bacary Cissé salue néanmoins l’engagement des autorités diplomatiques sénégalaises. Il met en avant le travail de l’ambassade du Sénégal à Rabat et de son ambassadrice, Seynabou Diallo, qui veillent à préserver la dignité des détenus.
Dans l’attente d’une reprise normale des activités judiciaires au Maroc, les familles des 18 supporters demeurent suspendues à une décision qui tarde à intervenir.






































