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L’Ex secrétaire d’Etat chargée des affaires étrangères et des droits de l’homme, sous Nicolas Sarkozy, Rama Yade, a invité, la France à s’inspirer du sénégal en matière de laïcité afin d’éviter de «sombrer dans l’islamophobie».


Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, l’actuelle directrice Afrique du Think tank Atlantic Council selon qui «On parle beaucoup de l’islam dans cette campagne présidentielle en France», se réjouie de ce qui se passe dans son pays d’origine. Car dit-elle, «dans une même famille, on peut y trouver un curé et un imam, dans un même pays un président catholique et une population majoritairement musulmane. Enfant, à Dakar, j’allais la journée à l’école catholique chez les sœurs de l’Immaculée conception et le soir à l’école coranique. Et j’ai un enfant à moitié juif. Quel autre pays que le Sénégal est capable de faire cela ?», s’est- elle interrogée. «Tous les discours électoraux qui présentent l’Afrique comme une menace sont incompréhensibles…». Revenant sur les relations entre la France et l’Afrique, elle dit observer que «la fameuse grandeur de la France, sa singularité, la France la tient surtout de cette influence en Afrique. Plus que je ne le pensais. C’est à la fois une force, via la francophonie notamment. Combien de pays peuvent se targuer d’un tel legs?», se demande l’ex candidate à la présidentielle de la France. Le recul géographique, elle s’est rendue davantage compte que l’empreinte de la France en Afrique reste forte. «Je le vois dans l’attitude d’alliés, qui n’hésitent pas à s’en remettre à elle quand il s’agit de certains pays du Sahel par exemple», déclare-t-elle.

Poursuivant que «c’est aussi une vulnérabilité. Pourquoi les élites françaises ne font-elles pas plus pour préserver un tel atout en travaillant à gagner plus de popularité auprès des opinions ? Tous les discours électoraux qui présentent l’Afrique comme une menace sont incompréhensibles. D’autant plus que le siècle qui vient sera africain», a-t-elle regretté. Cette dernière qui soutien qu’avec le recul géographique, elle s’est rendue davantage compte que l’empreinte de la France en Afrique reste forte. «Je le vois dans l’attitude d’alliés, qui n’hésitent pas à s’en remettre à elle quand il s’agit de certains pays du Sahel par exemple», déclare-t-elle.


Poursuivant que «c’est aussi une vulnérabilité. Pourquoi les élites françaises ne font-elles pas plus pour préserver un tel atout en travaillant à gagner plus de popularité auprès des opinions ? Tous les discours électoraux qui présentent l’Afrique comme une menace sont incompréhensibles. D’autant plus que le siècle qui vient sera africain», a-t-elle regretté.

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