Le Sénégal traverse actuellement une période critique et dramatique de son existence en tant qu’ETAT, avec une série d’événements d’une exceptionnelle gravité qui ébranlent fortement les fondements de la République et sapent dangereusement la stabilité du pays : assassinat politique ciblé avec la mort atroce d’un agent de la Direction des renseignements militaires, le Sergent Fulbert SAMBOU dont le corps a été « jeté » à la mer ; « disparition organisée » de l’Adjudant-Chef Didier BADJI depuis plusieurs jours, dont on ne trouve aucune trace de vie ; traque ou surveillance de citoyens d’origine casamançaise de l’ethnie diola dans l’armée, la police, la gendarmerie, et certains corps de l’administration ; enlèvement du journaliste d’investigation Pape ALE NIANG en plein jour ; tentative d’assassinat d’un journaliste de Walf Fadjiri, Pape SANE ; établissement d’une liste de journalistes, syndicalistes et membres d’organisations de la société civile à « mettre hors d’état de nuire » ; création de milices armées ; multiplication des arrestations arbitraires à tout va qui s’apparentent à de véritables rafles, etc…..De fait, les pratiques mafieuses du régime de Macky SALL font étrangement penser à la COSA NOSTRA la mafia sicilienne,une organisation criminelle qui a régné pendant de nombreuses années par la  violence et la terreur, avec la complicité « d’une élite et d’une bourgeoisie mafieuse » au cœur de l’Etat, agissant avec une totale impunité.


La nomination de Bassirou GUEYE (un ex-Procureur délinquant) à la tête de l’OFNAC est une insulte à l’état de droit et à la bonne gouvernance. L’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO en date du 29 juin 2018 a démontré que l’ex Procureur de la République avait agi comme un vulgaire délinquant dans l’affaire Khalifa SALL. Les termes de cet arrêt sont accablants : « En tenant une conférence de presse le 03 mars 2017 où il a fait de graves déclarations violant les principes fondamentaux de la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable, le Procureur de la République a participé lui-même à cette violation qui constitue une atteinte grave aux principes de fonctionnement de la justice pénale ».La conclusion de la Cour de justice de la CEDEAO mentionnée noir et blanc dans ledit arrêt est sans appel : « La responsabilité de l’Etat par le truchement des autorités policières et judiciaires est engagée » dans le fiasco judiciaire qui a conduit à l’arrestation de l’exMaire de Dakar, entachée d’illégalité. L’ex-Procureur est aussi un faussaire. En effet, concernant l’affaire SWEET Beauté, dans le Procès-verbald’enquête préliminaire de la section des recherches n°078 transmis en date du 08 février 2021, par Abdou M’BENGUE, ex-Chef de la SR, de fausses preuves (photos suggestives de femmes) ont été insérées illégalement (Voir pages 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, et 32), à la demande expresse de Bassirou GUEYE, pour pouvoir« enfoncer » la propriétaire de SWEET Beauté, N’Déye Khady N’Diaye, poursuivie entre autres pour « complicité de viol et incitation à la débauche » et accréditer l’idée selon laquelle, le salon était un lieu de débauche et de prostitution. Or, il est établi et définitivement prouvé que le salon « Sweet massage » qui est situé à « Yoff Virage »derrière la fédération sénégalaise de football n’a strictement rien à voir avec le salon « Sweet beauté ». Dans la précipitation, Bassirou GUEYE s’est plombé tout seul.

Le fait pour un Procureur de la République de fabriquer des preuves fictives (afin de pouvoir les utiliser à l’encontre d’une personne dans le cadre d’une procédure pénale) constitue un acte d’une extrême gravité, une altération frauduleuse de la vérité et une atteinte profonde à la confiance publique (il devrait croupir en prison).

L’OFNAC est une autorité administrative Indépendante dont la mission est de lutter contre les actes de fraude ou de corruption, et de favoriser la transparence dans l’usage des deniers publics, dans le cadre d’une gouvernance publique fondée sur l’éthique, l’intégrité et la responsabilité. Réunis à Jakarta les 26 et 27 novembre 2012, les professionnels, experts du monde entier et dirigeants d’institutions de luttecontre la corruption ont adopté les principes clairs selon lesquels, tous les organes de lutte contre la corruption doivent adopter des codes de conduite qui obligent leurs personnels à faire preuve d’une éthique exemplaire afin d’adopter un régime de contrôle strict et rigoureux. L’ex-Présidente de l’OFNAC, Seynabou N’DIAYE DIAKHATE a précisé en 2020 que l’OFNAC avait transmis (tenez-vous bien) plus de 20 rapports au Procureur de la République dont elle ignorait totalement la suite qui leur a été réservée. Bassirou GUEYE ne présente pas les garanties requises pour présider l’OFNAC, car il ne remplit pas les critères d’impartialité, et d’indépendance exigés. C’est un magistrat-valet qui appartient au camp des juges indignes et soumis, qui ont jeté l’opprobre, et le déshonneur sur une justice sénégalaise totalement décrédibilisée.

A L’OFNAC, Serigne Bassirou GUEYE fera ce qu’il sait mieux faire au monde : falsifier des rapports et tenter (en vain) d’effacer les preuves des prédateurs et voleurs de deniers publics (crimes économiques commis par les malfrats du régime de Macky SALL).

Il ne faut point en douter : lorsque l’horloge des citoyens libres du Sénégal sonnera (la fin de ce régime moribond), la priorité sera de nettoyer les écuries d’augeas de tous les voyous et faussaires de la République ; sans état d’âme.